libres grâce à vous

Les victoires de l’année dernière

Les milliers de signatures récoltées par Amnesty International pendant les 10 JOURS POUR SIGNER ont permis d’améliorer concrètement le sort des personnes soutenues dans plus de la moitié des cas.
Les avancées et bonnes nouvelles sont nombreuses : libérations, condamnations de responsables de violations de droits humains, améliorations des conditions de détentions...
Retour sur quelques exemples de mobilisations victorieuses après les 10 jours pour signer fin 2013.

CAMBODGE - YORM BOPHA, MILITANTE DU DROIT AU LOGEMENT : LIBÉRÉE !

Après une intense campagne internationale pour sa libération, la Cour suprême du Cambodge a annoncé le 22 novembre 2013 la libération sous caution de Yorm Bopha à l’issue de son audition. Cette militante du droit au logement, considérée comme prisonnière d’opinion par Amnesty International, était emprisonnée depuis septembre 2012.
Voici ce qu’elle a déclaré à Amnesty International après avoir retrouvé sa liberté :

« Merci ... ! Votre mobilisation a été payante, comme le prouve ma libération ! Mais je ne suis pas sortie d’affaire. Continuez s’il vous plait de faire pression sur mon gouvernement pour que les charges contre moi soient abandonnées. Et continuez de nous soutenir, moi, ma communauté et les autres! On peut renverser les montagnes quand on travaille tous ensemble !»
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DOCTEUR TUN AUNG, PRISONNIER D'OPINION AU MYANMAR : LIBÉRATION TRÈS PROCHAINE

Condamné à 13 ans de prison en 2012, ce représentant pacifique de la minorité Rohingya et prisonnier d’opinion a bénéficié de 10 ans de remise de peine le 30 janvier 2014, quelques semaines après la mobilisation mondiale en sa faveur. Comme nous l’avions aussi demandé, il a été transféré dans une autre prison, où il bénéficie aussi de meilleures conditions de détention : il reçoit les soins médicaux dont il a besoin et peut aussi recevoir désormais de la visite de sa famille.
Amnesty International continue d’appeler à sa libération, qui devrait intervenir au premier semestre 2015.
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TUNISIE - JABEUR MEJRI, PRISONNIER D'OPINION : LIBRE !

Jabeur Mejri avait été condamné à 7 ans de prison pour des publications sur facebook jugées « insultantes à l’égard de l’islam et des musulmans ».
Le 4 mars 2014, Jabeur a été libéré après avoir passé deux ans derrière les barreaux. Sa libération intervient après une grâce présidentielle annoncée le19 février 2014. La campagne d’Amnesty International et de son comité de soutien, ou encore l’action de solidarité 100 dessins pour Jabeur, qui a mobilisé dessinateurs de presse et caricaturistes du monde entier, ont probablement largement contribué à cette libération anticipée.
« Jabeur va très bien – il est enfin avec nous à la maison. Il est rentré à 20h la nuit dernière, fatigué mais heureux, tout comme nous. La police locale est venue le soir, puis est revenue ce matin pour s’assurer que tout allait bien. Elle nous a dit de ne pas nous inquiéter. Aujourd’hui, il peut se détendre... »
Inès Mejri, la sœur de Jabeur, le jour de sa libération, le 4 mars 2014.
Réemprisonné en avril 2014, pour insulte à un greffier, il a de nouveau été gracié le 14 octobre 2014. De nouvelles charges sont néanmoins apparues contre lui, dans la foulée de sa première libération, charges qu’il nie en bloc.
Amnesty International restera vigilant à ce que les éventuelles poursuites à son encontre soient conformes au droit, et ne constituent pas une manœuvre de harcèlement supplémentaire contre lui.
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VIETNAM - NGUYEN TIEN TRUNG, BLOGUEUR PRO-DÉMOCRATIE : LIBÉRÉDE PRISON MAIS EN RÉSIDENCE SURVEILLÉE

Format - Nguyen Tien Trung chez lui après sa libérationEn 2006, Nguyen Tien Trung fonde avec des amis l’Assemblée des jeunes vietnamiens pour la démocratie, un groupe qui incite les jeunes vietnamiens à appeler à des réformes politiques et à l’instauration de la démocratie. En 2009, de retour au Vietnam, il refuse de prêter serment à l’armée et d’engager sa loyauté envers le parti communiste. Cela lui vaut d’être arrêté puis condamné à 7 ans de prison assortis d'une période de résidence surveillée de 3 ans pour « tentative de renversement du gouvernement du peuple ».
Samedi 12 avril 2014, Nguyen Tien Trung, a été remis en liberté, après 4 ans et demi de prison, suite à une décision « d’amnistie spéciale » par le président Truong Tan Sang. Il a retrouvé sa famille et se trouve en bonne santé. Il est cependant assigné à résidence pour une durée de 3 ans.
« J’ai appris tout votre soutien, votre lutte sans répit pour me faire sortir de prison. Je suis très touché et voudrais exprimer ma plus profonde gratitude à Amnesty International, la formidable organisation qui lutte pour la justice à travers le monde. »
Nguyen Tien Trung continue d’être actif sur les réseaux sociaux.
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RUSSIE - PLUSIEURS PRISONNIERS D'OPINION DE BOLOTNAÏA LIBÉRÉS

Suite à une manifestation d’opposition le 6 mai 2012, 26 personnes sont inculpées« participation à des émeutes de masse » et violences contre les forces de l’ordre. Parmi elles, Amnesty International a acquis la certitude qu’au moins dix d’entre eux sont des prisonniers d’opinion, uniquement emprisonnés pour avoir manifesté pacifiquement.
« On est tous – familles, détenus, mais aussi bénévoles – une famille, la famille du 6 mai. Le pouvoir russe a  essayé de nous briser, mais ils nous ont rendus plus forts. On plie mais on ne rompt pas. »
Ksenia Kosenko, sœur de l’un des manifestants emprisonnés.
Où en sont-ils aujourd’hui ? 4 des 10 prisonniers d’opinion sont libres, pour les autres, la mobilisation continue !

 

- Le 19 décembre 2013, soit quelques jours après la mobilisation mondiale en leur faveur, trois d’entre eux, Vladimir Akimenkov, Leonid Koviazin et Nikolay Kavkazsky ont été libérés suite à une amnistie présidentielle.

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- Le 11 juillet 2014, un autre manifestant pacifique, Mikhaël Kosenko, condamné à de l’internement psychiatrique forcé, Mikhaël Kosenko est finalement sorti libre de l’hôpital psychiatrique !

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- Le 24 février 2014, huit autres manifestants de l’affaire Bolotnaïa ont été condamnés à des peines allant de 2 à 4 années de prison au terme d’une parodie de procès à motivation politique. Pendant le procès, des centaines de personnes venues les soutenir pacifiquement ont été arrêtées à l’extérieur du tribunal.

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Amnesty International continue de se mobiliser pour leur libération.